Tennis : Naomi Osaka s’impose à l’US Open et remporte son troisième titre du Grand Chelem


13 septembre 2020

La Japonaise, très impliquée dans le mouvement Black Lives Matter, a décroché son deuxième US Open en retournant la situation en finale, samedi, face à la Biélorusse Victoria Azarenka (1-6, 6-3, 6-3).
La Japonaise Naomi Osaka soulève le trophée de l’US Open après sa victoire contre la Biélorusse Victoria Azarenka, le 12 septembre à New York. FRANK FRANKLIN II / AP

Elle est de retour dans l’actualité sportive après avoir occupé la place sur des questions plus sociales. La Japonaise Naomi Osaka, mue par son engagement auprès de Black Lives Matter, a remporté, à New York samedi 12 septembre, l’US Open, son troisième titre du Grand Chelem, en retournant une finale mal entamée face à la Biélorusse Victoria Azarenka (27e) 1-6, 6-3, 6-3.

A 22 ans, Osaka, déjà lauréate à Flushing Meadows en 2018 et à l’Open d’Australie en 2019, retrouvera lundi le 3rang au classement WTA, alors qu’elle pointait à la 9place en début de compétition.

« Je n’ai pas envie de jouer plus de finales contre toi, c’était trop dur », a déclaré Osaka à l’adresse de son adversaire au moment de recevoir son trophée. Menée 6-1, 2-0 sans avoir existé, l’ex-numéro 1 mondiale a soudain retrouvé son jeu et en particulier son service. Et petit à petit, c’est elle qui a mis la main sur le match. « Je trouvais que ce serait assez gênant de perdre en moins d’une heure, alors j’ai dû vraiment me battre et cesser d’avoir ce mauvais comportement », a-t-elle analysé.

La partie est alors devenue à sens unique, mais en faveur d’Osaka cette fois, jusqu’à 4-2 pour la Japonaise dans la dernière manche. A ce moment, Azarenka a eu un sursaut en reprenant la mise en jeu de son adversaire pour revenir à 4-3. Mais Osaka a immédiatement repris l’avantage et conclu dans la foulée.

Des masques portant le nom de victimes de violences policières

Elle termine ainsi un tournoi durant lequel elle a fait preuve d’une grande maturité et a laissé paraître une partie de son caractère, jusque-là souvent caché derrière un mur de timidité.

C’est durant le tournoi de Cincinnati, joué dans la bulle de Flushing Meadows, que Naomi Osaka s’est ouverte en tant que militante, et non plus seulement en tant que joueuse de tennis. Elle avait décidé de ne pas jouer sa demi-finale pour protester contre les tirs de la police sur l’Afro-Américain Jacob Blake, provoquant la décision des organisateurs d’annuler toute une journée du tournoi et de décaler de vingt-quatre heures la fin de la compétition. Osaka avait alors accepté de jouer. Jusqu’à ce que sa cuisse l’empêche de défendre ses chances en finale.

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